La Révolution

La première municipalité et la fin des privilèges

Le 4 décembre 1787, de simple paroisse Bobigny devient une commune et la première municipalité est nommée. Les nobles et le clergé n'ayant pas encore perdu leurs prérogatives, le curé et Philippe-Guillaume Jacquier de Viels-Maisons, dernier seigneur de Bobigny, siègent de droit, mais ne sont plus seuls à exercer le pouvoir local. Ils forment l'assemblée municipale avec douze autres personnes dont sept laboureurs, un maçon entrepreneur, deux cabaretiers marchands de vin, un collecteur et un charron (forgeron). Parmi eux, Robert Malice, laboureur et receveur de dîme, est choisi comme « syndic » à la tête de l'assemblée.

Bobigny fait sa Révolution

En 1790, le tiers-état a pris en main la destinée du pays. Louis-Robert Malice devient le premier maire d'une petite commune qui compte à peine 200 habitants, pour la plupart cultivateurs de céréales.

Le 21 septembre 1792, la Convention abolit la monarchie et proclame la République. En 1793, le culte catholique est aboli à son tour : à Bobigny, les biens de l'église et de l'assemblée qui gère ses possessions, la fabrique, sont vendus. Les trois cloches de l'église sont fondues. La quatrième est conservée : elle sert désormais à convoquer l'assemblée du village et, pendant encore une année, à sonner l'Angélus qui annonce les départs et les retours des champs. Tout signe de féodalité devant disparaître, les vitraux aux armoiries des seigneurs de Bobigny sont enlevés et remplacés par des vitres blanches. La première école non religieuse est ouverte à Bobigny le 25 ventôse an II (15 mars 1794).

Quelques armoiries des seigneurs de Bobigny

Quelques armoiries des seigneurs de Bobigny

Le culte sera finalement rétabli dès l'an III du calendrier révolutionnaire (années 1794-1795).