Des espaces verts au naturel !

Le service des espaces verts de la gestion des déchets c'est une cinquantaine de jardiniers mobilisés pour rendre la ville plus belle et plus agréable à vivre.
Conformément aux engagements de la ville pour un développement durable, le service des espaces verts met en œuvre des pratiques respectueuses de l'environnement.

 

Pour rendre la ville plus agréable, la municipalité a adopté une démarche de gestion en développement durable de ses 115 hectares d’espaces verts ouverts au public, avec des techniques innovantes et moins coûteuses pour le contribuable.

Les pesticides et autres herbicides seront interdits de vente aux jardiniers amateurs au 1er janvier 2017 et leur utilisation devra être abandonnée par les services espaces verts des villes à la même date. Cela ne changera pas grand-chose pour Bobigny puisque la Ville est déjà pratiquement passée au « zéro phyto », c’est-à-dire sans utilisation de produits phytosanitaires. 

Parvenir à « zéro phyto » sur les 35 hectares de plates-bandes des 115 hectares d’espaces verts ouverts au public sur l’ensemble de la ville s’est fait par paliers, en adoptant une démarche de gestion en développement durable. Cela a fait évoluer toutes les méthodes de travail, que ce soit pour le choix des plantes, l’arrosage, le passage de la tondeuse et bien sûr le désherbage. 

Entretenir sans pesticides, c’est un peu revenir au travail manuel, mais d’autres matériels ont fait leur apparition ces dernières années, comme le désherbage à l'eau chaude qui produit une mousse (grâce à des extraits naturels de maïs et de noix de coco ) qui se dissipe au bout de quelques minutes sans résidu toxique pour l’environnement.

Utiliser des engrais naturels

Autre méthode pour limiter les mauvaises herbes : plutôt que les enlever, éviter qu’elles poussent. Exemple avec le "mulching" : la tonte laissée sur place nourrit les plantes autour d’elle en se décomposant est aussi une technique de compostage naturel. 
Le paillage a également été beaucoup développé , ce qui permet de diminuer le désherbage manuel et l’arrosage puisque le paillage maintient l’humidité de la terre. Et en se décomposant, il sert d’engrais naturel, on fait donc des économies. Ce paillage, la Ville n’en achète qu’une petite quantité, c’est le broyage des branches coupées à l’élagage des arbres qui fournit la plus grosse partie des copeaux de bois ( 500 mètres cubes par an). 
Pour varier les effets visuels, les jardiniers utilisent aussi des paillettes d’ardoises grises ou violettes, ou de la brique pilée rouge sombre.

Économiser l’eau

Dans la même logique écologique, le système d’arrosage automatique n’est plus mis en service partout. Des plantes moins gourmandes en eau et pour lesquelles la pluie suffit sont maintenant préférées à l’achat, après un test sur une parcelle pendant une année. 

Et s’il reste toujours des fleurs qu’il faut remplacer tous les ans dans les plates-bandes en ville,  la Ville augmente de 15 % chaque année le nombre de plantes vivaces qui repoussent plusieurs années de suite, divisant ainsi l’achat de plantes par deux en passant de 40 000 plantes à 22 000, pour un effet fleuri identique. 

Un changement qui n’a pas empêché la Ville de garder ses deux fleurs au concours national des villes fleuries.

Favoriser la biodiversité  

Enfin, avec la gestion différenciée engagée depuis 2009, le naturel revient au galop. Toutes les plantations n’ont pas besoin de s’épanouir sur du gazon anglais. Les parcelles sont entretenues selon quatre catégories. Cela va des « espaces soignés » qui voient les jardiniers passer tous les jours ou presque, aux « espaces naturels » comme l’ancienne gare, où l’entretien se fait une fois par an. Les Balbyniens ont dû s’habituer aux talus plus champêtres, mais sur lesquels la biodiversité reprend ses droits ; les fleurs moins sophistiquées y attirent les abeilles, et d’ailleurs trois ruches actives sont installées à la gare.

Bobigny, ville verte

Sur les 677 hectares de la commune, 115 hectares sont occupés par des espaces verts, ce qui représente 17% du territoire.

Chaque Balbynien dispose ainsi d'environ 25 m2 de verdure !

Avec 35 hectares, les espaces verts communaux représentent un petit tiers de l'ensemble.

4500 arbres d'alignement bordent les voies de circulation. Mais, au total, le service des espaces verts en gère 2 fois plus puisque pas moins de 9000 arbres plongent leurs racines dans le sol de la commune.

Chaque année, environ 150 000 plantes à massif sont installées.

Informations annexes au site