Cadre de vie, Développement durable, Logement et habitat, Urbanisme

ZAC Écocité, le futur de Bobigny

Le long de la bande comprise entre le canal de l’Ourcq et l’avenue de Paris (ex-RN3), un futur quartier, vertueux écologiquement, sortira de terre dans les années à venir.

Publié le :

Si le creusement des sous-sols du Luminem a commencé en septembre dernier, à deux pas du métro Raymond Queneau, la pose de la première pierre de cet immeuble de bureaux de 18 000 m2, vendredi 5 février, marque surtout le lancement effectif du grand chantier Écocité.

Le long de la bande comprise entre le canal de l’Ourcq et l’avenue de Paris (ex-RN3), un futur quartier, vertueux écologiquement, sortira de terre dans les années à venir.

Exit donc les anciennes friches industrielles et les vieilles bâtisses décrépites, et place à des immeubles d’activités modernes, des programmes de logements neufs (en accession et sociaux), des commerces et des équipements, dont une école et une crèche.

Pour ce quartier du futur, un cahier des charges a été imposé aux promoteurs sur les matériaux à utiliser, le confort thermique, la gestion de l’énergie et de l’eau, etc. L’Écocité concrétisera la volonté balbynienne de tourner la ville vers le canal de l’Ourcq, et vice versa.

Deux programmes de logement

« La pose de la première pierre du bâtiment Luminem est la première concrétisation d’années d’efforts et d’investissements », a déclaré le maire, Stéphane De Paoli, venu en compagnie de plusieurs de ses adjoints. Devant les nombreux participants – dont le président d’Est ensemble, Gérard Cosme, le président de la branche immobilière de BNP-Paribas, Thierry Laroue-Pont, le président du constructeur GA, Sébastien Matty, et le président de la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA), Pascal Cormery –, le maire a fait part des attentes de la Ville sur cette partie du territoire. « Après des décennies d’espoirs et de promesses déçues, il fallait bien, pour nous habitants, un symbole concret de renouveau et d’attractivité économique retrouvée », s’est réjoui Stéphane De Paoli. Avant de rappeler l’inauguration, il y a un an et demi, de la passerelle Pierre Simon Girard et de la place qui l’accueille en face du parc de La Bergère : « Elle sera un lieu majeur de la future vie du quartier, au coeur de la ZAC Écocité. »

En effet, de part et d’autre de cette place, seront construits par l’entreprise Demathieu et Bard deux programmes de logements. L’un de 195 appartements, dont 30 % de logements sociaux gérés par l’OPH de Bobigny. L’autre comptera 130 logements ainsi qu’une crèche privée et des commerces en rez-de-chaussée.

32 000 m2 de bureaux

Corroborant cette attractivité balbynienne, Thierry Laroue-Pont a rappelé que BNP Paribas Real Estate s’était déjà associé à l’entreprise GA pour construire l’immeuble L’Européen, dans le quartier Jean-Rostand. Quant à l’actuel chantier sur la ZAC Écocité, il permettra la réalisation d’un ensemble de 32 000 m2 de bureaux répartis sur deux bâtiments : « Luminem et Irrigo sont deux immeubles jumeaux sans êtres siamois puisqu’ils sont séparés par des jardins. » Signé par l’architecte François Leclercq, l’ensemble de bureaux est « idéalement situé à 50 mètres de la station Raymond- Queneau et proche du futur TZen », souligne Thierry Laroue- Pont.

En effet, à l’horizon 2020, un bus en site propre, le T-zen 3, devrait lui aussi fonctionner le long de l’ex-RN3, reliant Paris 19e à Pavillons-sous-Bois.

Le projet s’accompagnera également d’un aménagement de la rue de Paris en boulevard urbain.

L'avenir en marche

Hasard des naissances oblige, Luminem sera l’aîné des jumeaux. Sa livraison est attendue pour la mi-2017. « 18 000 m2 de bureaux seront donc construits en moins de dix-huit mois. C’est un chantier rapide avec peu de nuisance, puisqu’on a veillé à préserver la qualité de vie des riverains », s’enorgueillit Sébastien Matty, président du groupe GA.

Le bâtiment aux façades vitrées accueillera à l’automne prochain le siège de la caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (MSA). Ce deuxième plus important système de Sécurité sociale, après le régime général, quittera donc ses bureaux situés dans les tours Mercuriales, à Bagnolet, pour venir s’installer à Bobigny. Ce qui a satisfait Gérard Cosme : « Je salue le maintien de la caisse centrale de la MSA à Estensemble. » « Huit cents de nos salariés emménageront ici en septembre 2017 », annonce Pascal Cormery. Le président de cet organisme de protection sociale du monde agricole est ravi du dénouement de la longue quête d’un siège social : « Ç’a été une longue histoire, elle a duré dix ans. Nous avons expertisé 147 projets d’acquisition. Nous allons enfin devenir propriétaires. » « Quoi de plus symbolique pour Bobigny que d’accueillir le siège national du 2e régime de protection sociale de France, conclut avec enthousiasme Stéphane De Paoli. Quoi de plus symbolique aussi que cette réussite soit le produit de la coopération des neuf communes de notre territoire. La Seine-Saint-Denis de demain est en marche ici. »

Zac écocité : Un quartier, trois secteurs

Développé par la ville de Bobigny et Sequano-aménagement, puis transféré à Est ensemble au 1er janvier 2012, l’aménagement de la ZAC Écocité prévoit à terme 140 000 m2 de bureaux, 7 000 m2 de commerces de proximité, 300 logements, 50 000 m2 d’activités tertiaires, 8 000 m2 d’équipements publics et 20 000 m2 d’espaces publics.

L’enquête publique sur l’aménagement du futur quartier avait porté sur trois secteurs : à proximité du métro Raymond-Queneau où sortira sur les anciens terrains Fiat un ensemble de bureaux baptisés « Luminem » et « Irrigo ». Cet ensemble intégrera un restaurant d’entreprises, une salle de fi tness, et une salle de conférences.

Sur le terrain dit de l’ancienne usine MBK, des projets d’activités tertiaires un peu plus lointains sont liés à l’aménagement du futur pôle de transports de La Folie, avec l’arrivée de la tangentielle nord.

Enfin, en face du parc de La Bergère, de part et d’autre de la nouvelle passerelle Pierre-Simon-Girard, des projets immobiliers et un groupe scolaire sont prévus.