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La propreté, c’est l’affaire de tous !

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La propreté, c’est l’affaire de tous ! Les petits gestes simples du quotidien sont aussi efficaces que des armées de camions ou d’agents d’entretien...et cela coûte moins cher à la collectivité. Jeter sa cannette, son sac en plastique ou son mégot par terre salit évidemment, mais pollue également. Un mégot, par exemple, met en moyenne douze ans pour se décomposer complètement. «Un sac-poubelle abandonné sur la voie publique n’a pas qu’un impact visuel, ce sont ensuite des rats et des cafards qui prolifèrent. Ce sont des dépenses municipales avec des actions de dératisation. Cet argent pourrait être utilisé pour d’autres actions », analyse Sylvain Léger, conseiller municipal délégué à la propreté.À Bobigny, quarante-huit agents sont chargés de la propreté des 71 kilomètres de voirie publique, auxquels s’ajoutent 33 cours d’écoles, soit environ 8 hectares. Un travail qui s’étend d’année en année avec la transformation des quartiers et la création de nouvelles rues. Des espaces publics gérés auparavant par la Semeco ont également été repris par la Ville, comme l’allée qui longe les écoles Anne-Frank et Marie-Curie.Une mobilisation coordonnée des moyens et des équipesLa Ville a d’ores et déjà investi dans deux nouvelles balayeuses plus efficaces et écologiques, d’un coût de 159 600 euros chacune, et fait installer quarante corbeilles supplémentaires de type « Bagatelle », avec écrase-cigarettes intégré.Huit équipes de deux agents se relaient sur les balayeuses automatiques de 5 h 15 à 18 h 30 Quatre équipes balayent par roulement les lieux inaccessibles aux machines.Trois agents et une microbalayeuse nettoient la place de la Constitution de l’An I, la place Rabin-et-Arafat, et les rues qui bordent l’hôtel de villeLe week-end, six agents sont chargés du nettoyage des voies commerçantes et des rues qui bordent les marchésUne réorganisation des servicesSurtout, ce plan d’actions comprend la réorganisation du service entretien et propreté urbaine avec le recrutement de nouveaux agents. Un diagnostic préalable a permis aussi de montrer qu’il fallait clarifier les compétences des services Espaces verts et du service de la voirie afin que les agents chargés de ramasser les papiers le fassent autant sur les trottoirs que sur les espaces plantés. Un chargé de mission a aussi été recruté pour vérifier que chaque signalement fait en mairie par des riverains, des élus ou des employés soit suivi d’une intervention sur le terrain.À Bobigny, quarante-huit agents sont chargés de la propreté des 71 kilomètres de voiriesLa lutte contre les dépôts sauvagesUne carte des points noirs sur la ville a été dessinée, avec typologie des différents problèmes de malpropreté. Le plus gros souci à Bobigny reste les dépôts sauvages dont l’enlèvement dépend de la communauté d'agglomération Est ensemble. Cette collecte est pourtant gratuite. Il suffit de déposer ces objets encombrants après 20 heures la veille du jour de passage du camion ou avant 6 heures le jour J.Les autres point noirs de malpropreté sont dûs aux campements illégaux, à la mauvaise présentation des bacs à ordure ménagère et aux abords des marchés. Autant de problèmes d’incivilités ou de mauvaises organisations que les services municipaux vont devoir régler avec d’autres intervenants : Est ensemble, bien sûr, qui s’occupe du ramassage des ordures ménagères et de certaines corbeilles de rue, mais aussi les bailleurs, l’État, la Semeco entre autres, qui ont en charge l’entretien des différents espaces sur la ville. La municipalité, qui veillera à une propreté renforcée en centre-ville, dans les nouveaux quartiers et ceux récemment rénovés, espère ainsi réveiller les consciences et être force d’entraînement.Retrouvez les zones et les dates de collectes sur le plan interactifUn numéro vert Infos déchets est à disposition des habitants : 0 805 055 055 Les plastiques bientôt tous recyclés Eux aussi se retrouvent parfois sur le bitume et non dans les poubelles. Chaque année, plus d’un million de tonnes d’emballages en plastique est mis sur le marché et seules 250 000 tonnes sont recyclées (23 %) ! Le Grenelle de l’environnement fixe pourtant un objectif de 75 % d’emballages recyclés (verre compris). Jusqu’alors, seuls les bouteilles et flacons en plastique pouvaient être déposés dans le conteneur de tri (jaune dans les logements collectifs, bleu pour les habitations individuelles) aux côtés des documents en papier et autres emballages en métal ou en carton. À partir du 1er janvier 2016, les pots, barquettes et sachets en plastique pourront également y être déposés pour être ensuite recyclés au centre de tri de Romainville.