Sports

Boxe française - Kickboxing

Longtemps spécialisé en boxe française jusqu'à atteindre une réputation mondiale, l'ACB se tourne désormais vers le kickboxing pour poursuivre son histoire. La section d e l'ACB compte près de 250 licenciés, dont 50 enfants, qui s'entraînent au gymnase Jesse-Owens.

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Bobigny et la boxe, liés pieds et poings

La boxe française, également appelée Savate, première de toutes les boxes à avoir été codifiée au XVIIIe siècle, ne semble plus trop à la mode aujourd'hui. À Bobigny comme ailleurs, les autres disciplines pieds-poings prennent en effet de plus en plus de place et les responsables de clubs ont dû réagir.

Comme l'explique le plus ancien des entraîneurs de l'ACB, Jaffa Ghemri : "Le problème de la boxe française, c'est que c'est très réglementé du côté des débutants. Ils n'ont par exemple pas l'opportunité de combattre avant leur deuxième année de pratique. Et aujourd'hui, les adhérents n'ont pas cette patience. Ils veulent du contact rapidement et se confronter aux autres. Ce qui est possible en boxe anglaise, kickboxing ou muay-thaï ".

Pour conserver ses ouailles et en attirer d'autres, les responsables du club balbynien se sont donc lancés à fond depuis environ cinq ans dans le kickboxing, une discipline qu'ils proposaient néanmoins déjà à ses combattants.

Et c'est un succès puisque la section compte toujours près de 250 licenciés, dont 50 enfants. "On continue de proposer des entraînements de boxe française, souligne Jaffa Ghemri. Tous nos coaches - Amri, Flavien, Karim et moi-même - sont issus de la savate, qui reste une superbe école pour les disciplines pieds-poings, notamment au niveau de la technique."

Des jeunes prometteurs

De même, des sessions de boxe anglaise sont également programmées afin de perfectionner la technique des poings, mais en ce qui concerne la compétition, il n'est désormais plus question que de kickboxing du côté du club créé en 1973.

Avec moins de titres remportés qu'à la grande époque de la savate, mais dans une discipline plus dense, le club balbynien conserve sa réputation d'excellent club formateur en conquérant chaque saison quelques titres nationaux, voire internationaux.

"Comme cela nous arrive régulièrement tous les trois-quatre ans, nous sommes cette saison dans une période un peu plus creuse, souligne l'entraîneur. Il faut que la relève se forme et on a une dizaine de jeunes qui promettent beaucoup."

Les recettes de la réussite du club balbynien n'ont, elles, pas changé : "Il faut du sérieux, du travail, du respect, de l'entraide et un esprit de famille. Le sport, et notamment la boxe, c'est aussi une école de la vie. Arriver à l'heure, saluer, se respecter soi-même et les autres... Nos objectifs sont avant tout là et pas dans la quête absolue du haut niveau".

Partenariats

C'est aussi avec cet esprit que l'ACB développe nombre d'actions qui vont au-delà de l'aspect compétition.

Comme le lien avec les associations sportives du commissariat de Bobigny afin que certains adhérents viennent boxer à Jesse-Owens.

Ou le partenariat depuis cinq ans avec l'institut médico-éducatif "Le Tremplin", qui permet chaque année à une quinzaine d'élèves, âgés de 15 à 20 ans et souffrant de déficience intellectuelle, de découvrir la pratique et ses bienfaits.

Des entraînements spécialisés en cardio-training sont aussi prévus trois midis par semaine et un cours réservé aux femmes le samedi matin.