Le dispositif de vidéoprotection

Déployé en deux phases, le système permettra de piloter d’ici à la fin de l’année une cinquantaine de caméras. 

Le plan du déploiement de la vidéoprotection à Bobigny (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Une cinquantaine de caméras seront en fonction d’ici à la fin de l’année. La vidéoprotection fait partie d’un plan plus large permettant la lutte contre la délinquance et le sentiment d’insécurité. L’objectif est d’améliorer la sécurité publique, de déclencher plus rapidement l’intervention de la police et si besoin, des secours.

Cette première phase d’installation, d’ici à la fin juin, concerne 18 caméras, pour un budget de 1 million d’euros qui comprend aussi les travaux lourds de génie civil, indispensables pour établir les liaisons entre le centre de supervision et les caméras installées

Implantation

Le choix des emplacements s’est fait en collaboration. Des référents de la police nationale se sont penchés sur un plan de la ville, aux côtés des responsables de la police municipale. Statistiques à l’appui, avec les chiffres des différentes infractions (trafics, incivilités, stationnement, etc.), les lieux problématiques ont été pointés sur la carte. Les emplacements ont été priorisés en fonction de la gravité des problèmes et de l’enveloppe financière.

Enfin, quelques caméras seront « nomades », pour éviter l’effet « plumeau », quand les infractions se déplacent du champ des caméras, comme on chasse la poussière. Ce sera le cas par exemple dans la zone des Vignes qui voit de nombreux dépôts d’ordures sauvages.

Le centre de supervision urbain

Le centre de supervision urbain sera installé dans les locaux de la police municipale. Les six opérateurs qui s’installeront par roulement derrière les écrans, de 8 heures à 2 heures du matin tous les jours, auront été spécialement formés pour piloter et orienter les caméras à distance

Un déploiement en deux phases

La deuxième phase, d’ici à la fin décembre, en augmentera le nombre de 33 pour une facture presque équivalente, dont plus de 60 % sont pris en charge par l’État via le Fonds interministériel de la prévention de la délinquance et par la Région au titre du Bouclier de sécurité.

Un autre écran, installé au commissariat, permettra à la police nationale de visionner aussi les images.

À terme, le dispositif sera interconnecté avec le plan de vidéoprotection de la préfecture de police de Paris.

Lutter contre les dépôts sauvages

Pas moins de dix caméras seront installées, dont deux mobiles, dans la Zone des vignes pour lutter contre les dépôts sauvages. La ville de Bobigny a reçu une subvention de 200 000 € de la Région dans le cadre du Fonds propreté.

Les travaux de déploiement des réseaux offrent également beaucoup d’opportunités. En effet, la Ville en profite pour refaire à neuf certains trottoirs dégradés et relier certains bâtiments publics (écoles, bâtiments administratifs) à la fibre optique.

Le cadre législatif

On parle de vidéoprotection pour les caméras installées sur la voie publique soumises à autorisation par la préfecture, et de vidéosurveillance quand les lieux ne sont pas ouverts au public (immeubles d’habitation, entreprises) et que les caméras sont simplement soumises à déclaration. Les images fi lmées sur la voie publique ne sont pas accessibles à tous.

Pas question de vérifier quoi que ce soit vous-même ; seuls les policiers et les opérateurs du centre de supervision urbain y ont accès. Les données sont conservées un mois, sauf enquête de flagrant délit, enquête préliminaire ou information judiciaire. Elles sont alors gardées le temps de la procédure.

Le public doit être informé de manière claire et permanente de l’existence du système. À Bobigny, des panneaux spécifiques seront installés aux entrées de la ville. Si la vidéoverbalisation est ensuite développée, les portions de rues concernées devront aussi être équipées de panneaux pour le préciser.

Le dispositif en chiffre

  • 2,20 M€ engagés dont plus de 60 % financés par l’État.
  • 51 caméras installées
  • 6 opérateurs spécialisés et un responsable d’équipe recrutés
  • 18 h de présence derrière les écrans, 7 J/7 et un enregistrement des données 24 h/24