Communiqué de presse

Depuis quelques jours, certains médias se font le relais de rumeurs concernant la ville de Bobigny. Indigné et prêt à agir, le maire Stéphane De Paoli a tenu à répondre à ces allégations.

Mercredi 29 novembre, le journal Le Parisien et l’émission « Pièces à conviction » de France 3 ont concentré sur Bobigny des soupçons et des allégations qui ont à la fois surpris, choqué et indigné un grand nombre d’habitants et d’agents de la collectivité.

Dès le jeudi 30 novembre, le Maire de Bobigny, Stéphane De Paoli, a déposé en justice deux plaintes en diffamation publique avec constitution de partie civile à l’encontre d’une part de Mme Sabrina Saidi, pour avoir accusé publiquement la majorité municipale d’avoir « acheté des voix » d’électeurs en 2014, et contre X pour le témoignage anonyme « d’un cadre de la mairie », affirmant l’existence d’une équipe mandatée par la municipalité pour réduire des habitants ou opposants au silence par la violence.

Jamais interrogé par l’auteur de ce reportage durant ses « 6 mois de présence à Bobigny » sur les faits qu’il impute à la municipalité, le Maire n’a été sollicité que le lundi 20 novembre par simple SMS, sur la seule question de l’achat de voix contre rémunération de certains électeurs. Il a notamment répondu à ce message informel : « (...) Je peux vous assurer que si des témoignages graves et concordants pouvaient me conduire à soupçonner un de mes colistiers ou militants j’engagerais immédiatement les procédures judiciaires adéquates pour que toute la vérité soit faite (…) ».

Concernant le rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes dont fait état Le Parisien dans un article intitulé « Soupçons de clientélisme à la mairie de Bobigny », la Ville ne détient ce rapport que depuis le mardi 21 novembre. Date qui ouvre une période contradictoire de deux mois assortie de l’obligation de confidentialité pour toutes les parties concernées. Celle-ci vise à protéger à la fois les agents et les ordonnateurs - les élus, actuels et anciens - et à permettre à la Chambre de modifier, ou non, son rapport définitif public, au regard des réponses et pièces justificatives qui pourront être produites.

Le Parisien ne fait état que de 15 pages de ce rapport provisoire sur un total de 194 pages, portant exclusivement sur la situation d’un certain nombre d’agents contractuels de la collectivité. De nombreuses situations évoquées dans ce pré-rapport ont été réglées et d’autres informations sont erronées.

À aucun moment cet article ne fait mention du fait que c’est à la demande du Maire de Bobigny que la Chambre régionale des comptes est venue auditer la ville. Il n’évoque aucun des éléments clairement favorables à la gestion de la municipalité : une gestion plus efficiente des deniers publics, une hausse de la capacité d’ autofinancement depuis 2014, la croissance du niveau d’investissement, ou l’amélioration de la gestion à l’égard du monde associatif. Sur ce dernier point, qui fait le corps du reportage de l’émission « Pièces à conviction », la Chambre régionale des comptes indiquera notamment :

« La commune a entrepris, dès 2014, de rationaliser sa politique de soutien aux associations. Elle a concentré ses subventions sur un nombre plus resserré de structures et engagé une réorganisation visant à centraliser le suivi des associations. Elle s’est surtout engagée dans une démarche de sécurisation juridique de ses relations avec les associations. Ainsi, la commune a mis un terme au financement différencié des organisations syndicales au bénéfice de la Confédération générale du travail (CGT). »

Enfin, concernant l’affirmation qu’un climat de terreur régnerait au sein des services municipaux, le Maire a demandé dès le jeudi 30 novembre au directeur général des services de recevoir personnellement chaque agent, avec toutes les garanties de confidentialité, qui se sentirait contraint ou empêché dans sa mission, que ce soit par sa hiérarchie, par un élu, par un cadre dirigeant ou toute autre personne.

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