GUSP : proximité et cadre de vie

À travers la gestion urbaine et sociale de proximité, la ville de Bobigny a mis en place un dispositif susceptible d’améliorer le cadre de vie des Balbyniens et des entreprises dans des délais les plus courts.

En 2016, la ville de Bobigny a signé la charte territoriale de gestion urbaine et sociale de proximité (GUSP) qui engage la municipalité, Est ensemble, l’État et les bailleurs à réaliser, en concertation avec les habitants, des actions visant à améliorer leur cadre de vie. Réglementairement, le dispositif GUSP concerne, à Bobigny, les quartiers classés prioritaires par la Politique de la ville : le centreville (Karl-Marx, Chemin-Vert, Allende, Paul-Éluard, Étoile-Grémillon), l’Abreuvoir et le Pont-de-Pierre. Un périmètre élargi aux quartiers Cerisiers, République, Berlioz et – à la demande de la Ville – à la cité Bons enfants, qui en sont à la phase de diagnostics. « Si la démarche et la méthode de GUSP s’appliquent aux quartiers classés en QPV, la GUSP concerne en réalité toute la ville. Car tout habitant rencontrant des dysfonctionnements dans sa rue peut solliciter les services de la Ville », précise Christine Gaberel, adjointe de quartier et référente GUP 

Une démarche de concertation

Le mode de fonctionnement de la GUSP repose sur trois étapes. Une phase de diagnostic où les habitants, les services municipaux, les bailleurs et les représentants des polices municipale et nationale font une visite pour relever l’ensemble des dysfonctionnements relevés dans un quartier. Une visite de quartier qui fait ensuite l’objet d’une synthèse pour établir un plan d’action à mener. Ensuite, et c’est actuellement le cas pour le centreville, l’Abreuvoir et le Pont-de- Pierre, des visites de contrôle sont organisées pour mesurer l’avancement des travaux fi xés lors des diff érents diagnostics.

La démarche GUSP porte ses fruits.

Beaucoup de dysfonctionnements ont été traités. C’est le cas notamment des soucis rencontrés à proximité de la résidence des Sablons, rue Zana. Là, les riverains se plaignaient du non-respect des horaires de sortie de collecte et de problèmes de stationnement gênant. « Nous avons identifié le problème et mené avec les gardiens de la résidence, gérée par la Logirep, une campagne d’information.

De son côté, la police municipale a verbalisé les véhicules gênants. Notre action repose sur l’information, le dialogue mais aussi parfois sur la sanction, comme cela a été le cas rue Léo-Lagrange, aux abords du stade Auguste-Delaune », explique Nora Ait Allioua, chef du service gestion urbaine et sociale de proximité de la ville de Bobigny. Et de reprendre : « L’enjeu est d’apporter une réponse aux attentes des habitants dans des délais les plus courts. »

Apporter des réponses adaptées

Chaque cas nécessite une réponse adaptée. « Ce sont des problématiques très locales. Il faut comprendre tous les enjeux pour apporter la bonne solution », ajoute Christine Gaberel. Actuellement, l’un des problèmes récurrents de la cité Grémillon est le stationnement gênant qui entrave l’accès réservé aux véhicules de sécurité. « Après plusieurs visites sur site avec l’OPH, les services de la Ville et la police municipale, nous avons convenu que la meilleure solution était d’installer des potelets sécables afin d’interdire le stationnement et permettre tout de même aux véhicules de secours d’intervenir. Les travaux seront réalisés fin novembre, après une campagne d’information auprès des riverains », souligne Nora Ait Allioua.

Priorité au cadre de vie

Si les problématiques diff èrent selon les quartiers, l’enjeu commun est l’amélioration du cadre de vie. Dans ce contexte, la construction et la réhabilitation d’une aire de jeux apparaissent comme un symbole. Cet été, l’aire de jeux de Bons enfants a été construite par l’OPH et la ville de Bobigny à la suite de la demande des habitants.

Une autre aire de jeux, située dans le quartier Chemin-Vert, a également fait l’objet d’importants travaux réalisés par la Semeco. Cette aire de jeux avait été fl échée par les habitants lors d’une visite de quartier au printemps dernier. La réponse de la Semeco a été rapide puisque les travaux ont été eff ectués dès le mois de juillet, nécessitant un investissement de plus de 55 000 euros. « Cette aire est une réalisation concrète du travail mené au sein de la GUSP et de la mobilisation de tous les acteurs pour respecter les engagements pris lors des réunions. D’autres réalisations, comme la suppression d’un dépôt sauvage ou le traitement d’une problématique de stationnement gênant, sont peut-être moins visibles mais tout aussi importantes pour le cadre de vie des Balbyniens », conclut Christine Gaberel.

Les habitants souhaitant participer à une visite de quartiers doivent s’inscrire auprès du service GUP au 01 70 32 42 20

Christine Gaberel, adjointe de quartier et référente GUP

« La gestion urbaine de proximité concerne toute la ville. C’est l’ensemble des actions entreprises pour recenser les dysfonctionnements dans la ville et mener les travaux nécessaires pour répondre aux attentes des habitants et des entreprises. C’est un travail quotidien qui mobilise un grand nombre d’acteurs. C’est un travail très prenant, beaucoup de problématiques restent à traiter mais je suis satisfaite de voir que tout ce travail commence à porter ses fruits. »

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