Lancement des ateliers de renouvellement urbain à Paul-Éluard

Après la présentation, en septembre dernier, des études de renouvellement urbain du centre-ville, les habitants de Paul-Éluard étaient conviés à des ateliers pour exposer leur vision de leur quartier.

L’annonce des études de renouvellement urbain des quartiers Paul-Éluard, Chemin- Vert et Salvador-Allende a été faite officiellement lors d’une réunion publique le 28 septembre dernier.

Présidée par le maire, Stéphane De Paoli, en présence d’élus, de représentants des bailleurs sociaux et d’Est ensemble, cette réunion annonçait également la participation des habitants au diagnostic de leur quartier.

C’est ainsi que les riverains de la cité Paul-Éluard ont participé, mercredi 8 novembre, à deux ateliers thématiques visant à identifier les points forts et les faiblesses de ce quartier sur dalle. « Je vous avais assuré que les habitants allaient être associés au projet. Ce soir, vous allez contribuer à l’enrichir. Je ne peux que partager votre niveau d’exigence. Avec Est ensemble, nous veillerons à ce que vos attentes soient prises en compte », a déclaré le maire en préambule des deux ateliers : l’un sur le « fonctionnement de la dalle aujourd’hui », l’autre sur « le cadre de vie, les équipements publics et le lien social ».

La question de la dalle

Alors faut-il détruire ou conserver la dalle ? Sur cette question, les avis des présents dans le préau de l’école Paul-Éluard divergent. Pourtant, ils établissent le même constat : « la dalle est source de nuisances des motos », « des jeunes jouent au foot même tard la nuit », « peu de commerces, beaucoup de locaux fermés », « une dalle fermée sur elle-même, fréquentée uniquement par les habitants », « absence d’administrations ou de commerces attrayants », « pas de signalétique et les livreurs se perdent souvent ». Parmi les points positifs de la dalle : « lieu de rencontre », « espace sécurisé pour les enfants », « beaucoup de potentiel comme la possibilité de tenir des événements festifs ». Mais les plus farouches opposants à la démolition avancent l’argument de l’importance des parkings sous dalle. « Il y aura de gros problèmes de stationnement si on venait à démolir la dalle ! » avertissent-ils. Mais la disparition de la dalle permettra de « désenclaver le quartier », plaident d’autres habitants.  

Le deuxième atelier a permis d’identifier l’importance de l’aire de jeux du quartier, « très fréquentée ». Le groupe propose même d’investir deux autres espaces verts – donnant sur la rue Pierre-Sémard – pour installer un city-foot et une autre aire de jeux. Les membres de cet atelier estiment que « la dalle offre des potentialités pour recréer du lien social ». En points négatifs, ils pointent « le stationnement sauvage», « le tunnel mal éclairé », « le manque de bancs pour les mamans » devant l’aire de jeux.

Ces deux ateliers n’ont pas permis d’épuiser tous le débat sur les atouts à préserver et les inconvénients à rectifi er pour cette cité, retenue dans le programme de l’Anru 2. Une opération dont la finalité est de diversifier l’habitat, d’assurer la mixité fonctionnelle et d’améliorer le cadre de vie.

Le projet sera présenté devant l’Anru en 2019, avec un objectif de début des travaux en 2020.

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