Feu vert à la transition énergétique

La ville de Bobigny met en place une politique volontariste en matière de transition énergétique : économies d’énergie générées par la rénovation des bâtiments communaux, nouvelles constructions plus écologiques et récemment le pari de la géothermie.

Le pari de la Géothermie

Sous nos pieds – enfin à 1,6 km sous nos pieds –, une nappe d’eau est maintenue à plus de 60 °C, été comme hiver, grâce à la chaleur de la Terre. Utiliser cette chaleur naturelle pour chauffer des bâtiments et produire de l’eau chaude sanitaire, c’est le principe de la géothermie.

C’est une énergie locale et renouvelable : on ne vide pas la nappe d’eau puisque l’eau chaude captée par forage est réinjectée dans la nappe souterraine après utilisation.

Cette technique respecte l’environnement : elle n’est pas bruyante, ne produit pas de pollution atmosphérique ni de déchet après son utilisation.

En outre, l’énergie géothermique ne dépend ni du climat ni des fluctuations du prix du gaz ou à l’électricité Une donnée non négligeable pour la ville Bobigny qui maîtriserait ainsi mieux le coût du chauffage, ce qui aiderait par conséquent les Balbyniens qui ont du mal à payer leur facture. 

Cette nappe souterraine qui court sous toute la moitié nord de la France est particulièrement intéressante en plusieurs endroits de Seine-Saint-Denis. Le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication (Sipperec) a proposé à Bobigny et Drancy de s’associer pour exploiter le bon potentiel géothermique qui se situe à cheval sur les deux villes.

Le site de forage sera situé au parc de La Bergère, près de l’actuelle station de chauffage urbain qui fonctionne actuellement au gaz. Le nouveau réseau s’appuiera sur l’ancien. Il fournira en chauffage par géothermie le centreville, Jean-Jaurès, l’Abreuvoir, pour s’étendre à Drancy, et, dans l’autre sens, la ZAC Écocité du canal de l’Ourcq.

Un investissement de plus de 70 millions d’euros mais qui permettra, après les moins 20 % qu’a déjà appliqués la Semeco, d’obtenir une réduction estimée entre 10 et 15 % sur les charges de chauff age, dès la première année. Une baisse qui devrait profiter d’abord aux Balbyniens les plus modestes, le chauffage urbain alimentant surtout les logements sociaux et bâtiments publics.

La mise en service est prévue pour la saison de chauffe 2020-2021.

Economies d'énergies : un bilan énergétique des bâtiments communaux

Comment faire des économies d’énergie quand les bâtiments ont été construits dans les années 1960-1970, à une époque où la transition énergétique et le développement durable n’étaient pas à l’ordre du jour ? La première chose à faire est de dresser le bilan énergétique de chaque bâtiment.

Réaliser une rénovation qui vise à améliorer la performance énergétique est rentable. Les écoles et les centres de loisirs représentent près de 60 % des besoins énergétiques des bâtiments communaux,  dont le budget “chauffage et électricité” se monte à deux millions d’euros au total. »

Le bilan évergétique concernera les groupes scolaires Jaurès, Cachin, Delaune, Éluard, Langevin et les gymnases attenants, plus les groupes scolaires Chemin-Vert et Vaillant. Soit 19 écoles, 5 gymnases, auxquels s’ajoutent l’Hôtel de ville et l’annexe de Chemin-Vert.

Après ces études, plusieurs scénarios de rénovation seront proposés pour chacun des bâtiments.

Coeur de ville : vers un label ÉcoQuartier

Le futur quartier Coeur de ville, qui remplacera l’actuel centre commercial, a pour ambition d'être labélisé ÉcoQuartier.

Première étape du label, la signature par la Ville d’une charte, un texte qui comporte vingt engagements, comme être économe en énergie. Et cela, de la conception du projet à sa livraison, en passant par le chantier lui-même, par exemple en recyclant les déchets sur le site pour éviter les transports et la mise en décharge.

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