Une gestion municipale saluée par l'État

Le récent rapport des services financiers de l’État confirme une nette amélioration de la situation financière de la Ville.

Dans son rapport, l’État souligne les nouvelles marges de manoeuvre de la Ville en matière de capacités d’investissement. Celles-ci se sont élevées à 31 millions d’euros en 2016, contre 15 millions en 2012. Ici, la construction d’un bassin de rétention dans le quartier de l’Étoile.

Les voyants financiers et budgétaires de la ville de Bobigny sont repassés au vert. C’est ce que démontre un très récent rapport, réalisé par la Trésorerie municipale et validé par la Direction départementale des finances publiques de Seine-Saint-Denis pour les années 2013 à 2016.

Les deux institutions publiques de contrôle « saluent la politique (municipale) menée depuis 2014 qui a conduit la collectivité (la Ville de Bobigny) à améliorer ses résultats et disposer de marges de manoeuvre non négligeables ».

Le rapporteur constate et explique cette amélioration globale grâce à « une politique volontariste de désendettement », par « un résultat de fonctionnement qui progresse de 41,4 % entre 2015 et 2016 (après une baisse constatée entre 2012 et 2014) » et par une « capacité d’autofinancement brute en forte hausse qui représente 13 % des produits réels de fonctionnement ».

De très bons résultats enregistrés sans augmentation de la fiscalité depuis 2014 et « malgré une baisse de la dotation globale de fonctionnement en 2016 (23,80 millions d’euros contre 24,30 millions d’euros) en 2015. »

Baisse des dépenses de fonctionnement

Autre indicateur mis en avant par le rapport : la baisse des charges réelles pesant sur les finances de la Ville. Toutes les charges de fonctionnement ont connu une baisse continue entre 2012 et 2016.

Les charges de personnel, qui représentaient 58,47 % des dépenses en 2012, ne représentent plus que 55, 25 % en 2016, faisant passer Bobigny en dessous de la moyenne nationale (56,8 %).

Il en va de même pour les charges financières de la Ville, c’est à- dire les intérêts des emprunts que doit rembourser la municipalité chaque année : après une « hausse importante de plus de 12 % par an entre 2012 et 2014, ces intérêts d’emprunts ont baissé de 2,69 % en 2016 ».

Au total, la Trésorerie municipale fixe la baisse des charges réelles à – 4,09 % en 2016, démontrant donc « les véritables efforts de gestion qui ont été entrepris dès l’exercice 2015 ».

Malgré ces efforts, le rapport souligne tout de même que le total des charges par habitant reste plus élevé à Bobigny (1981 € par habitant) que la moyenne nationale (1 400 €).

Autofinancement et investissement en hausse

Dans son rapport, l’État souligne les nouvelles marges de manoeuvre de la Ville en matière de capacités d’investissement. Celles-ci se sont élevées à 31 millions d’euros en 2016, contre 15 millions en 2012. Ici, la construction d’un bassin de rétention dans le quartier de l’Étoile. qui ont retenu les observations du rapport de la Trésorerie municipale.

La hausse de la capacité d’autofinancement en 2015 et 2016 s’explique « par une dynamique positive et par les efforts de gestion entrepris par la Ville, positionnant la commune de Bobigny très au-dessus des moyennes des communes de la même strate, tant sur le plan régional que national ».

Un autofinancement qui s’est traduit logiquement par l’augmentation des capacités d’investissement (dépenses d’équipement et emprunt) de la collectivité. Celles-ci se sont élevées à 31 millions d’euros en 2016, dont 24 millions d’euros consacrés pour les dépenses d’équipement (PRU Grand quadrilatère, PRU centreville, travaux dans les écoles, etc.).

Un niveau d’investissement record atteint en 2016, alors que la ville de ne pouvait investir que 15 millions d’euros en 2012.

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